Union Nationale des Syndicats Autonomes
Union régionale de l’Île-de-France

Accueil > Région > Le Grand Paris

Le Grand Paris

vendredi 4 décembre 2015

La troisième conférence sur le Grand Paris avait lieu le 6 octobre 2015 à la Maison de la Chimie à Paris en présence de Marilyse Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique. Vous trouverez ci-joint un article que nous a fait parvenir Éric Marchetti faisant état du débat qui s’est déroulé lors de cette conférence.

La troisième conférence sur le Grand Paris avait lieu le 6 octobre 2015 en présence de Marilyse Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique.

De toute évidence, alors que nous n’en étions qu’aux questionnements de financement et parfois institutionnels, les responsables politiques semblent avoir passé le cap de ces sujets.
En effet, la Ministre faisait remarquer la nécessité de sortir des "frontières" issues du passé ou de l’Histoire car la région Île-de-France qui représente entre autres, 47 millions de touristes par an, nécessite un tel projet. Signalons au passage que ce projet devrait durer jusque dans les années 2030.

Un aspect local et International

Les responsables ont également souligné l’importance de l’aspect local :
– Pour les entreprises franciliennes
– En matière d’urbanisme
– En matière de logement.

Par rapport à l’organisation de l’espace sur la Région Île-de-France, l’ensemble des responsables ont conscience qu’il faut éviter l’existence d’une région « à deux vitesses ».

Outre l’aspect local, une vision internationale doit être développée également, sachant la situation géographique de la Région et des infrastructures de transports.

La gouvernance et l’organisation du Territoire Francilien

Autre point important : la question des gouvernances et des structures régionales départementales intercommunales etc.… se pose. Certains participants ont surenchéri en parlant d’une transformation vers une autre dimension et en rappelant en comparaison les mutations de la ville de Paris dans le passé. Il ressort de ces arguments, l’idée d’une simplification du « millefeuille des structures » en Île-de-France. Concernant cet aspect, le débat reste bien entendu, ouvert, le souhait et l’avis de plusieurs responsables, étant d’adapter le projet du Grand Paris à la réalité du territoire que cette dernière réalité soit numérique, écologique, etc.…

Un projet en adéquation à la vie des concitoyens

L’unanimité des participants se fait sur la nécessité d’adapter ce projet à la vie des gens. Il faut rappeler que ce projet en est à son stade de réalisation et non plus, au stade de conception.

Des chiffres concernant le montant des travaux et les budgets concernés ont été évoqués. Mais au-delà des chiffres, si autrefois la question du financement était majeure, il semble que désormais la possibilité d’un financement soit réglée. Cependant reste à savoir comment maîtriser ce financement.

Le Grand Paris est important pour la diversité de ses aspects. Il s’agit non seulement d’un réseau industriel et économique, mais également, d’un réseau numérique ainsi qu’un processus de renouvellement urbain.

Le positionnement du STIF

Sophie Mougard (STIF), a rappeler que la part du transport public dans les transports en Île-de-France, reste à développer.

De son avis : Il faut créer

• De nouvelles capacités à l’instar du métro et ses lignes 15 11 et 14.
• De nouvelles lignes de tramways. ce sont le T9 et le des 10 ainsi que le prolongement du T4 et du T7.
• Les possibilités de rocade avec des moyens comme le tram train entre Massy et Évry ou encore le tram express ouest.

Outre le développement ou la création de nouvelles lignes il faut souligner également la nécessité d’articuler les réseaux entre eux.

En matière d’ouverture à la concurrence, le recours à l’appel d’offres avec une responsabilité globale dans la délégation de service des systèmes devient ou va devenir la règle. Croire que l’ouverture à la concurrence est un aspect nouveau, serait une erreur. En effet, le STIF met déjà en concurrence par voie d’appel d’offres lors de la passation des marchés.

En termes d’emploi, des mesures seront prises : le choix de favoriser l’emploi des jeunes franciliens fait partie des réflexions et des mesures prises par les responsables. Cela apparaît dans les conventions.

Des modes de transport encore plus écologique

Il est rappelé la COP (Conferences of the Parties) 21 qui aura lieu cette fin d’année. La volonté d’avoir des modes de transport encore plus écologiques, s’affichera probablement avec plus de fermeté.

Au regard de la réalité de la région en termes d’agglomération à savoir sa densité, c’est conséquence en termes de travaux pour la gestion des déblais en termes de traçabilité, d’alternative à la route de valorisation et d’économie d’énergie le Grand Paris reste un projet qui doit intégrer l’ensemble de ces éléments. Le métro ainsi que les réseaux actuels et futurs de transport doivent acquérir une fluidité pour les usagers. Ceci passe par la digitalisation et le numérique (open data, réseau sans fil, applications en ligne,…).

En conclusion sur les transports dans le cadre du Grand Paris, tout reste à faire et à développer.

Toutefois, certains dans l’auditoire ont souligné également la nécessité d’investir sur l’existant.
Rappelons-le : Le Grand Paris est un projet qui verra son échéance dans les années 2030, en attendant la vie de nos concitoyens reste conditionnée à la qualité des réseaux d’aujourd’hui pour l’essentiel.
– Saurons-nous attendre ?
– Quelle sera la situation de la région Île-de-France pendant ses 15 ans restant ? Et à terme ?

Outre cela, n’oublions pas que la possibilité de Jeux Olympiques et d’Exposition Universelle dans les années futures, accroît le besoin en termes de transport.